L’actualité a été dominée par de multiples mises à jour de Google en réaction à la crise du Covid-19. Elle apporte également son lot de nouveautés, tant en matière d’interactivité et lisibilité des pages de résultats de recherche, de monétisation sur IGTV, d’identification des annonceurs ou encore de critères d’attribution de la certification Google Partner.

Google My Business encourage à mettre à jour les fiches

En cette période troublée, Google recommande aux entreprises disposant d’une fiche Google My Business de la mettre à jour, et ce, de différentes manières.

L’impact du Covid-19 sur Google My Business

En pleine crise sanitaire du Coronavirus, Google conseille de mettre à jour toute fiche My Business pour informer au mieux les utilisateurs à propos des éléments suivants :

  • Changement des horaires d’ouverture ;
  • Accessibilité ;
  • Modification d’activité ;
  • Mise en place de mesures de protection.

En incitant les entreprises à fournir des données fiables aux internautes, Google tend à réduire l’impact de la situation, mais aussi à garantir, soutenir et préserver :

  • L’activité des professionnels ;
  • L’écosystème de son moteur et les positionnements actuels ;
  • L’actualisation des informations pour ses utilisateurs ;
  • La santé publique.

Les catégories suggérées de Google My Business

La plateforme voit arriver une nouvelle fonctionnalité, dont les effets ne sont pas encore connus. Disponibles dans l’onglet « Produit » du tableau de bord, les « catégories suggérées » font ainsi leur apparition. Comme leur nom l’indique, il n’est pas possible de les proposer à Google et la liste qui est affichée dépend de la façon dont il perçoit chaque entreprise.

Grâce au machine learning, Google ambitionne de rendre plus accessible la création de fiches My Business et veut s’assurer que celles-ci sont complètes, sur la base d’intitulés de catégories et, par extension, de mots-clés prédéterminés.

Les tests et nouveautés de la page de résultats Google

Les nouveautés du moteur de recherche ne se retrouvent pas seulement dans Google My Business, mais aussi dans l’ensemble de la SERP, ou Search Engine Results Page.

Les restrictions sur la balise schema.org FAQ

Depuis la mise en place des données structurées, qui permettent de visualiser un contenu affiché dans les précieux résultats enrichis, Google n’a cessé d’en définir les contours. C’est au tour de la balise FAQ, ou Frequently Asked Questions de faire l’objet de précisions.

Dans sa logique de lutte contre le duplicate content et l’ensemble des pratiques abusives sur son moteur, Google a officialisé l’interdiction de faire apparaître une même question et une même réponse dans plusieurs FAQ d’un même site web.

La prévisualisation des contenus « How To »

Une autre nouveauté est également à noter du côté de la balise « How To », qui signale les contenus sous forme de guides ou de tutoriels. Dorénavant, il devient possible d’utiliser l’outil de test des résultats enrichis pour visualiser l’affichage d’un contenu.

Cet apport vient corriger d’éventuels problèmes rencontrés de la création de contenus traitant d’étapes pour réaliser une action donnée, comme une recette. Grâce à cette prévisualisation, maîtriser le balisage des contenus type « How To » et le bon affichage de leurs composants (texte, images, vidéos) sera plus simple.

Le déploiement des cartes personnelles référencées

Existant d’ores et déjà au sein du moteur, mais encore abordées sous l’ange de tests, les cartes personnelles référencées connaissent actuellement un déploiement progressif. Il semblerait que Google ait choisi le territoire de l’Inde pour commencer à proposer cette nouvelle fonctionnalité en l’affichant directement dans les SERP.

Pour rappel, il s’agit d’un outil consistant à rendre publiques des informations sur un individu, suggérées par un autre utilisateur du moteur ou mises à jour par la personne concernée sous la forme d’une section « À propos de moi ».

Un nouvel affichage pour les documents PDF

En parallèle, un test d’affichage est en cours de l’autre côté de l’Atlantique, et qui implique cette fois les documents en format PDF. Aux États-Unis, la page de résultats de recherche voit donc apparaître de nouvelles vignettes lors de la recherche de documents PDF. Celles-ci apportent une première visualisation du document concerné.

Si cet affichage devait se généraliser, il pourrait devenir un puissant outil de mise en avant des livres blancs et e-books pour le référencement naturel.

Une meilleure catégorisation des images grâce aux tags

Depuis fin février, de petites icônes sont visibles en superposition des images et miniatures de vidéos dans les pages de résultats. Ces tags, constitués de pictogrammes, permettent de donner une indication rapide et claire sur le type de contenu proposé.

Il existe, par exemple, des tags pour les recettes ou des produits en vente. En passant le curseur sur une image ou miniature, un encadré apparaît et peut donner quelques informations supplémentaires à l’image de la durée d’une vidéo.

Les autres changements annoncés par Google à ne pas négliger

D’autres changements sont à attendre avec la firme américaine, particulièrement concernant les liens nofollow et Google Discover.

Une évolution majeure des liens nofollow

Alors que ces liens avaient été initialement créés pour indiquer au moteur de recherche des pages à ne pas prendre en compte, Google vient d’annoncer une petite révolution en la matière. Depuis mars 2020, ces liens ne sont plus systématiquement ignorés. Ils sont utilisés comme des « indices » grâce à deux nouveaux attributs : sponsored et ugc.

Le premier fait l’objet d’une rétribution financière ou d’un échange, tandis que le second s’applique pour les liens dans le cadre de discussions sur un forum ou dans les commentaires d’un blog. Une révision intégrale d’anciens liens nofollow ne semble pas nécessaire, mais leur traitement sera dorénavant plus complexe et nécessitera encore plus d’expertise.

Google Discover, vers un contenu plus personnalisé

Au sein du fil d’actualités nommé Google Discover, les internautes visualisent des contenus pertinents et susceptibles de les intéresser sous forme de vignettes, qu’ils peuvent faire défiler à leur guise. Parfois, des contenus aux titres trop accrocheurs et ne correspondant pas à la requête initiale de l’utilisateur le poussaient à bloquer la source à l’origine du contenu.

Google a tenu à corriger ce problème, afin que seuls les contenus non pertinents aux yeux des internautes soient signalés. Avec cette correction, l’entreprise souhaite ajuster le signalement/blocage en direction des mauvaises pratiques, plutôt que les acteurs (médias, blogs, presse), qui peuvent tout à fait publier de bons contenus.

Les actualités 2020 du côté du SEA

Sous l’angle du référencement payant, de nouvelles tendances sont à considérer, que cela concerne les critères de certification Google Partner, la diffusion de publicités sur IGTV ou le contrôle d’identité des annonceurs.

La monétisation des vidéos Instagram

Uniquement réservée pour le moment aux influenceurs, que la plateforme essaye toujours plus de séduire, la diffusion de publicités sur les vidéos IGTV est désormais possible. Il s’agit d’une opportunité intéressante pour les instagrameurs, car elle peut générer un revenu régulier, tout en impliquant les marques pour donner plus d’ampleur au format vidéo.

Ce dernier point est très certainement l’enjeu principal pour la plateforme, qui peine à faire décoller son service de vidéos en ligne, depuis son lancement il y a deux ans. Le déploiement total de ce système de monétisation ne sera donc effectué qu’à une seule condition pour le réseau appartenant à Facebook : avoir réussi à fidéliser les influenceurs et les impliquer dans la création de contenus réguliers sur IGTV.

Le contrôle d’identité chez les annonceurs Google Ads

Google lance un vaste programme de vérification des opérations commerciales pour les entreprises de son service d’annonces payantes. Après réception d’une demande, un délai de 30 jours leur est imposé pour effectuer toutes les modifications demandées, sous peine de sanctions. De nombreuses informations peuvent être évaluées pour valider les opérations :

  • Le modèle d’affaires ;
  • Les services offerts ;
  • Les relations de l’annonceur avec les marques.

Google espère ainsi faire le tri en s’assurant que l’activité de chaque annonceur soit régularisée et davantage contrôlée.

Une mise à jour Google Partner exigeante

Les règles de certification Google Partner vont gagner en restrictions à partir de juin 2020. Pour que les agences SEA puissent continuer d’être certifiées, elles devront remplir ces nouvelles conditions, à savoir :

  • Justifier d’un minimum de 20 000 dollars de dépenses publicitaires dans les 90 derniers jours ;
  • La moitié de l’équipe devra être certifiée, contre un seul membre précédemment ;
  • Suivre les recommandations d’optimisation de ses comptes Google Ads.

Autrement dit, cette mise à jour semble valoriser les agences web qui drainent un volume d’affaires élevé et qui « jouent le jeu de Google », si elles veulent mettre en avant leurs compétences en SEA.