L’optimisation sémantique SEO de vos contenus

publié le 8 décembre 2015
Au fil du temps, la notion de sémantique a gagné en importance dans le domaine du SEO. A force d’évolutions technologiques des algorithmes, il est devenu crucial de maitriser l’univers sémantique dans lequel se trouvent les pages d’un site. Impératif éditorial aussi bien que structurel, la sémantique s’affirme aujourd’hui comme un critère SEO prioritaire.

Apporter les bonnes réponses aux utilisateurs

Bien se positionner dans les SERP impose d’apporter la réponse la plus qualitative aux utilisateurs. En toute logique, la nature de cette réponse va alors influencer la construction de la page et la rédaction du contenu, autrement dit ce qui façonne sa sémantique. Deux termes au sens proche peuvent donc exiger des réponses différentes, ce qui se vérifie en faisant directement la recherche dans Google. Les pages de réponse ne raconteront alors plus la même chose, auront une présentation différente et ne seront pas liées aux mêmes contenus.
resultats serp google
Deux requêtes au sens proche, des réponses à la sémantique différente.

Deux critères d’optimisation sémantique du contenu

La richesse de la réponse

Le travail d’optimisation sémantique de la page de réponse va se traduire, en termes rédactionnels, par un contenu plus riche. En partant d’un mot-clé principal, il faut puiser dans son champ lexical pour plus de diversité. Quand un contenu SEO rédigé quelques années plus tôt se focalisait sur une expression, il va aujourd’hui essayer d’englober tout l’univers sémantique de cette dernière. C’est le principe de cooccurrence. Il s’agit d’ajouter dans le contenu des termes habituellement associés au mot-clé principal : « Gotham City », « batmobile », « Bruce Wayne » ou « super héros » sont ainsi des cooccurrences de « Batman » (à noter qu’on ne se limite pas ici aux synonymes). La cooccurrence permet donc d’optimiser la sémantique d’une page en imprégnant le contenu du sens recherché par les visiteurs. Souvent, les mots-clés secondaires permettent d’enrichir la page, puisque appartenant au champ lexical de l’expression principale. Outre l’avantage premier d’aider Google à comprendre le sujet de la page et mesurer sa pertinence par rapport aux autres résultats, la cooccurrence permet aussi de travailler la longue traine.

Le contexte sémantique du contenu

Un contenu optimisé ne parviendra pas, seul, à se positionner. Il doit être imprégné d’un contexte sémantique fort pour lui donner davantage de puissance SEO. Le contexte sémantique onsite : quelles pages citent le contenu ? Où se trouve-t-il dans l’arborescence ? Vers quelles pages pointe-t-il ? La place du contenu dans le site définit son contexte sémantique. Prenons l’exemple d’une page expliquant le principe de la Loi Hamon, qui autorise le changement d’assurance de prêt jusqu’à un an après souscription. Plusieurs pages pourraient alors pointer vers elle, car sémantiquement proches. On peut imaginer que des contenus expliquant les démarches nécessaires pour changer d’assurance ou comparant les assurances de prêt des banques et des assureurs publient un lien vers la page « Loi Hamon ». Cette dernière, à son tour, renverra vers des pages connexes (sur la Loi Lagarde par exemple, qui a autorisé en premier le changement d’assurance). Tout cet environnement va permettre de contextualiser la page, de renforcer son sens pour Google car appartenant à un ensemble sémantique pertinent. Le contexte sémantique donne une légitimité à un contenu par rapport au reste du site, ce qui favorisera son positionnement dans les SERP. Le contexte sémantique offsite : quels sites prennent la page comme référence ? Par qui et pourquoi est-elle citée ? La liaison d’un contenu à d’autres domaines détermine elle aussi l’univers sémantique d’une page. La popularité du contenu doit être thématique. Les sites web citant la page doivent eux-aussi avoir une cohérence par rapport au sujet traité. Toujours dans l’exemple de la Loi Hamon, un bon contexte sémantique offsite se traduirait par des forums d’assurance, des blogs ou des sites d’actualité publiant un lien vers la page. Cette affinité sémantique d’un contenu avec des pages externes va donner des signaux positifs à Google : si des domaines thématiques citent la page, c’est qu’elle est pertinente et qu’elle mérite d’être positionnée par le moteur. D’où l’importance des referring domains dans le référencement naturel.

Comment optimiser la sémantique des contenus ?

Analyser les SERP L’établissement d’une stratégie éditoriale passe obligatoirement par l’étude des résultats proposés par Google. Cela permet de connaître assez précisément le contexte sémantique des pages déjà positionnées en s’attardant sur leur balisage, leur contenu ou encore leur maillage (interne et externe). Autre point essentiel : regarder les pages ressortant dans le moteur, c’est connaître les attentes des internautes (lire notre analyse des SERP en 5 étapes pour en savoir plus). Utiliser des outils d’analyse Ce ne sont pas les outils qui manquent pour visualiser le contexte sémantique de la concurrence. Certains seront utiles pour connaître la popularité d’une page et ses domaines référents, qui donneront des informations sur la façon dont le contenu est cité. D’autres parcourront ce dernier pour dresser une liste des occurrences, révélant le champ lexical utilisé. Ahrefs, Screaming Frog, Spiderlog, 1.fr ou Alyze n’en sont que quelques exemples. Etablir une architecture sémantique Des data récupérées lors de l’analyse des SERP, l’arborescence du site peut être pensée pour optimiser les contextes sémantiques. Les pages doivent s’organiser pour créer des contextes pertinents et des ponts cohérents entre elles. Rédiger des contenus optimisés Le travail de rédaction doit pleinement intégrer la notion d’optimisation sémantique pour le SEO. Chaque contenu doit adopter le champ lexical du mot-clé autour duquel il se construit. Les cooccurrences permettront de l’ancrer dans son univers sémantique. Deux éléments sont nécessaires à l’optimisation sémantique :
  • La liste des expressions à retrouver dans le contenu (mots-clés principal et secondaires, cooccurrences) issue de l’analyse des SERP et des outils d’analyse. Plus basique, l’emploi d’un dictionnaire de synonymes (comme celui de l’Université de Caen) est aussi utile pour étayer le champ lexical ;
  • Les liens internes et externes que l’on souhaite insérer dans le corps du texte.
Ces éléments influenceront le ton et la forme du contenu, raison pour laquelle il est bon de les connaître en amont. La rédaction peut ici s’aborder de deux manières : rédiger le texte sans ces impératifs sémantiques, puis les ajouter une fois le premier jet terminé. Ce qui peut avoir l’avantage de ne pas « brider » la rédaction initiale. Autre façon de faire : intégrer directement les optimisations sémantiques, ce qui offre un rendu final plus naturel.
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