Depuis l’année dernière principalement, la rédaction a pris une place particulièrement importante dans le référencement naturel. Auparavant plus négligée, l’exigence de contenus uniques et qualitatifs de Google a forcé les référenceurs à voir la rédaction sous un nouveau jour. Une aubaine pour les rédacteurs, qui ont pu faire valoir leur savoir-faire, ne serait-ce que par l’importance qu’ont désormais les blogs dans le SEO (on en parle ici). Par ailleurs, au regard des évolutions probables des moteurs de recherche pour les années à venir, la rédaction ne devrait pas perde en pertinence, bien au contraire.

Et si l’orthographe devenait importante pour le SEO ?

La question de l’orthographe dans le référencement n’est pas nouvelle : nombre de référenceurs se sont déjà demandé si des erreurs de syntaxe ou de conjugaison pouvaient affecter la qualité d’un contenu aux yeux des moteurs de recherche, et donc pénaliser le référencement naturel. A ce sujet, Bing, le moteur de Microsoft, principal mais distancé concurrent de Google, vient de clarifier la situation. En effet, le moteur de recherche prendrait bel et bien compte l’orthographe pour juger de la qualité d’un contenu. Un contenu truffé de fautes serait alors jugé comme peu fiable et pourrait directement nuire à l’indexation du site dans les plus hauts résultats des SERP. Si cette caractéristique trouve tout son sens dans le discours prônant la qualité des résultats tenu par les moteurs de recherche, l’absence de précision quant à la manière dont Bing « contrôle » l’orthographe semble en agacer certains. Il faut dire que cette dernière a tout intérêt à être efficace, afin que le moteur ne pénalise pas des contenus corrects mais mal analysés. On pense ainsi au logiciel de traitement de texte de Microsoft, Word, qui ne propose pas encore une correction parfaite : des termes sont parfois jugés erronés, alors qu’ils sont correctement orthographiés. Inversement, des termes mal tapés peuvent être considérés comme exacts, car ils ne sont pas observés au regard de la phrase dans laquelle ils sont insérés (« Jais quatre avions dent mont hangar » est ainsi correct pour Word, même si l’exemple est assez extrême). Si Bing cherche à proposer aux internautes le meilleur du web dans ses résultats, ses robots de contrôle orthographique doivent donc être particulièrement efficaces. De son côté, Google n’a jamais rien déclaré sur le sujet, bien que le critère orthographique semble ne pas être pris en compte dans le classement des résultats.

Les syntagmes : nouveau défi pour le référencement ?

L’idée que les moteurs de recherche fonctionnent avec des syntagmes existe elle aussi depuis plusieurs années, mais jusqu’à présent, elle reste dans le domaine de la science-fiction. Un syntagme désigne un groupe de mots, contrairement aux mots-clés plus classiques que l’on emploie aujourd’hui. Pour un moteur de recherche, l’utilisation des syntagmes signifie être capable de repérer des groupes de mots dans une phrase en les reliant par leur sens, ce qui, techniquement parlant, est extrêmement délicat à mettre en place, raison pour laquelle cette évolution pourrait voir le jour dans plusieurs années (si elle voit le jour). Toutefois, la notion de syntagme, si elle était mise en place, pourrait changer les habitudes de référencement puisque la rédaction de contenus optimisés pourrait demander plus de rigueur et de maitrise pour intégrer des syntagmes dans des contenus de qualité. C’est sans parler également du choix de ces syntagmes à travailler, c’est-à-dire sélectionner ceux étant les plus porteurs, et donc rédiger les contenus en fonction. Il y aurait alors fort à parier que ce choix devrait se faire parmi un vivier de syntagmes encore plus important que le panel de mots-clés actuel.