Plus les années passent et plus les méthodes de référencement naturel changent. Fixons nous donc en 2013 pour observer ce qui a évolué, ce qui est devenu obsolète et ce qui devrait dessiner le futur paysage du SEO.

Ce que l’on ne peut plus faire pour le référencement naturel

Aujourd’hui, l’amélioration des algorithmes de Google permet au moteur de recherche de mieux contrôler les activités de référencement naturel destinées à faire gagner des positions à certains sites dans ses pages de résultats. De fait, 2013 a été marquée par trois événements dans ce domaine :
  • La fin des déploiements de Panda : l’algorithme chargé de vérifier la qualité des contenus est jugé suffisamment efficace par Google. Il est donc désormais mis à jour tous les mois et appliqué automatiquement lors de l’indexation des pages. Google ne communiquera donc plus sur cet algorithme.
  • Une puissante mise à jour de Pingouin : deuxième algorithme dont la mission est la surveillance du netlinking, Pingouin a connu un déploiement intense il y a quelque mois, à tel point qu’on lui a donné le titre de « Pingouin 2.0 ». La mise à jour Pingouin 2.1 vient d’ailleurs d’être effectuée par Google il y a peu.
  • L’annonce d’un troisième algorithme, Hummingbird : le dernier né de Google a été annoncé le mois dernier après un lancement furtif. Le Colibri sera chargé d’améliorer les réponses aux recherches complexes des internautes, et son impact sur le référencement naturel n’est pas encore défini.
Parce que Google s’est perfectionné, de nombreuses techniques de SEO sont maintenant inutiles et sanctionnées. Ainsi, la publication en masse de liens (le spam) est en 2013 très fortement pénalisée par Google qui, dans sa quête d’un web de meilleure qualité, veut écarter les comportements « nocifs ». L’utilisation de communiqués de presse, l’achat de liens et le publi-reportage sont également mal vus par Google, même s’ils étaient très performants pour gagner en positions.

Ce qui est encore toléré et conseillé

Aujourd’hui, la rédaction d’annuaires est encore acceptée par Google, mais cette méthode, déjà délaissée, réclame beaucoup de précaution. Il faut en effet surveiller la cadence de publication et surtout la qualité des sites sur lesquels les annuaires sont postés : poster des liens sur des sites de mauvaise qualité sera très néfaste au référencement naturel. Parallèlement à cela, Google impose désormais un niveau qualitatif pour la rédaction de contenus : les textes doivent être avant tout écrits pour les internautes avant d’être pensés pour les moteurs de recherche. Il revient donc au rédacteur web de mixer ces deux priorités. Autre élément que Google aimerait voir davantage : le linkbaiting, c’est-à-dire un partage de lien totalement naturel créé par les internautes eux-mêmes. Plus complexe à obtenir, presque imprévisible, cette technique demande une nouvelle vision du travail de référencement, plus stratégique, où la création de contenu à forte valeur de partage doit être préférée. Par ailleurs, l’utilisation des réseaux sociaux est devenue prioritaire dans cette logique de liens naturels.

Ce qui va changer pour le référencement naturel

Si, comme dit précédemment, les réseaux sociaux gagnent en importance dans le référencement naturel, les années à venir devraient encore plus les placer comme les acteurs les plus importants du référencement naturel. En effet, Google a mis en place sur son moteur aux Etats-Unis la première version d’une recherche sociale, que les internautes peuvent activer s’ils le souhaitent. Si actuellement, elle ne prend en compte que Google+, elle permet déjà d’affiner les résultats de la recherche. Ainsi, imaginer que d’ici quelques années, la recherche sociale sera banalisée et qu’elle prendra en compte chaque particularité des réseaux sociaux et des profils des internautes pour offrir des pages de résultats personnalisées ne relève en rien de la science-fiction ! Et il y a fort à parier que les techniques de référencement vont toutes changer de visage dans ce secteur en pleine restructuration et en perpétuelle évolution.

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