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Shopping Actions : quand Google veut concurrencer Amazon

publié le 2 janvier 2019

Disponible depuis décembre 2018 dans l’Hexagone et fruit du partenariat entre Google, Carrefour, Fnac Darty, Auchan et Boulanger, Google Shopping Actions est-elle réellement une marketplace conçue pour concurrencer Amazon ?

Principe de Shopping Actions

Lancée tout d’abord aux États-Unis, les bêta testeurs américains devaient remplir certaines conditions pour y avoir accès :

  • Avoir une boutique physique
  • Posséder des entrepôts à l’intérieur du pays
  • Respecter les règles de Google Shopping.

Aujourd’hui, les e-commerçants français sont, eux aussi, capables de s’inscrire à la bêta du programme Google Shopping Actions. Ce faisant, il leur est possible de proposer leurs produits sur les différentes plateformes du géant américain. Ainsi, les internautes peuvent acheter directement les produits qui les intéressent depuis le réseau de recherche de Google, en utilisant l’assistant vocal Google ou par Google Shopping.

À savoir : contrairement au service Google Ads, le modèle économique de Shopping Actions est basé sur des commissions après-vente. Ainsi, le marchand reçoit, chaque mois, une facture de commission mensuelle par Google.

D’après Google, Shopping Actions possède deux avantages :

  • Offrir l’opportunité aux commerçants d’apparaitre dans la recherche Google, mais aussi dans Google Express ou par le biais de Google Assistant
  • Fluidifier le parcours d’achat des internautes en proposant un panier universel et en améliorant la fidélité des clients qui peuvent obtenir une livraison rapide.

À noter cependant : en France, il n’est pas possible d’avoir accès à Google Express. De plus, le RGPD empêche que les données utilisateurs soient collectées de la même manière qu’aux USA. En effet, l’utilisateur doit lier son compte Google à celui du e-commerçant pour lui divulguer ses d’informations personnelles.

Google et Amazon : les débuts d’une guerre ouverte ?

D’après Google, Shopping Actions n’est pas une place de marché. François Loviton, directeur marques, e-commerce et retail de Google France explique : « Nous ne sommes pas des retailers, donc nous n’en parlons pas comme tel. Nous fournissons la technologie, les outils aux retailers afin qu’ils puissent mettre à disposition leurs produits sur nos propriétés Google comme l’Assistant Google »

Pourtant, il est difficile de cacher les nombreuses ressemblances entre ce nouveau service et les plus gros sites du genre (Amazon en tête). D’ailleurs, d’après une étude récente, 55% des recherches initiales de produits aux Etats-Unis sont réalisées par le biais d’Amazon. Ce qui est un manque à gagner pour Google. De plus, les deux assistants vocaux sont en concurrence directe sur un marché en pleine expansion.

Même l’ancien Executive Chairman Google, Eric Schmidt, explique que le plus gros concurrent de Google sur le search est Amazon. Et non Yahoo ou Bing comme on pourrait le croire.

D’après les données observées, les frais de commission de Shopping Actions pourraient être inférieurs de 1 à 6 points comparés à ceux d’Amazon. Ce qui semble être un appel pour les e-commerçants à s’intéresser de plus près à Google Shopping Actions… au détriment, peut-être, d’Amazon. Stratégie offensive ou de défense de la part de Google ? Difficile d’être sûr. Toutefois, il est clair qu’avec Google Shopping Actions, le géant américain espère devenir numéro 1 de la recherche de produits et de la vente sur internet.

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